
Méchantes Filles / Laura Berent
-Paris : Editions du Cygne.
-(Le Chant du cygne).
-96p. -13 × 20cm. -2007.
«Une fille comme elle, c’est-à-dire sublimement irrésistible,
mériterait à tout le moins un magnifique prince multimilliardaire»
(p.10)
Mouis chérie je t’écoute. On est toutes la princesse de quelqu’un, c’est ça. Malheureusement la situation ne cesse de s’envenimer pour toi. L’équilibre précaire entre offre et demande entraîne une baisse drastique de la valeur dans ces secteurs. Le résultat : trop de princesses sans prince charmant (=hyperfriqué, hypersexy et hypergentil).
Attends, ne me coupes pas la parole comme ça. Je suis allé fouiller dans les cartons et y ai déniché «Méchantes filles». En super résumé, Babsy, c’est une fille genre paris hilton, classe et archi-emmerdante, et elle sera punie par le destin et par la haine de sa pote Justine qui, modeste et pleine d’esprit et de finesse, ne sera pas sauvée pour autant. Rideau point barre. Génial.
…Si si, j’ai pas mal rigolé. L’auteur, elle a deux âmes vis-à-vis de la société de consommation. Pro et contra. «Dépensez un max et amusez-vous bien» et «l’argent n’est pas tout dans la vie». Telles qu’elles le sont dans la vie réelle, les contradictions ne sont ni disparues ni résolues. Elles restent avec nous. Elles servent comme une force motrice qui va dynamiser l’ensemble du récit.
Tu ne cesses de me répéter que le capitalisme vers2.0 c’est plus accrocheur, plus beau, plus triste, plus réel. Alors prouve-le moi. Mais pour cela il faut le déchirer de l’intérieur, avec tout ton coeur. …comment faire autrement? D’accord je te passe le livre dès que je l’ai terminé. C’est du solide ça, savoureusement écrit, plein d’observations enrichissantes. Décidément ça a été ta journée, ma belle.